l
existe différentes qualités d'huiles végétales. Afin de garantir
la qualité de votre huile végétale, et ce quelle que soit
l'utilisation finale, plusieurs critères sont à vérifier :
Les
mentions et certifications
Dans
le cadre d'une utilisation thérapeutique, cosmétique ou
nutritionnelle, veiller à n'utiliser que
des huiles végétales
BIO
,
vierges, de première pression à froid :
Vierge, non raffinée : une huile vierge et non raffinée est une huile qui n'a subi aucun traitement avant ou après pressage, c'est une huile pure qui a simplement été filtrée pour enlever les éventuelles impuretés.
100 % pure et naturelle : C'est une véritable garantie qualité : aucun parfum ou autre additif ne peuvent biaiser la qualité de l’huile. Il existe toutefois le cas particulier des huiles végétales vierges ayant un caractère « vivant ». la vitamine E, pour limiter l’oxydation de l’huile et favoriser sa conservation.
De première pression à froid : il s’agit d’une méthode d’extraction simple et mécanique où les fruits et graines oléagineux sont pressés pour extraire directement l’huile. Il est possible de réaliser des pressions en chauffant la matière première et en pressant à plusieurs reprises pour obtenir plus d'huile, mais la qualité serait amoindrie.
BIO : les certifications permettent de garantir que la plante à l'origine de l'huile a été produite selon un cahier des charges précis excluant les produits phytosanitaires notamment. Selon le mode d'utilisation de l'huile végétale, alimentaire ou cosmétique, on retrouvera deux types de certifications : AB et Cosmos.
Les contrôles effectués par la marque
Analyse organoleptique : la couleur, l’odeur ou encore l’aspect de l’huile végétale sont des critères indispensables à vérifier en amont, avant utilisation de l’huile. Par exemple, une huile de colza raffinée sera généralement plus claire qu’une huile de colza vierge.
Analyse de la composition en acides gras : une huile végétale est caractérisée par sa composition en acides gras. Par exemple, une huile végétale de Grenade présente la particularité d’être riche à plus de 60 % d’acide punicique. Une variation de la teneur en acides gras peut être le reflet d’une huile coupée avec une autre huile…
Vérification de la faible oxydation de l’huile : les acides gras qui composent l’huile végétale peuvent de dégrader au contact de l’oxygène, de l’air, la lumière ou encore la chaleur. C’est un critère qui se vérifie premièrement à l’odeur. Deuxièmement, au moyen d’une mesure de l’indice de peroxyde de l’huile végétale ; il s’agit de la quantité d’oxygène lié à l’huile traduisant son oxydation. Troisièmement, en mesurant l’indice d’anisidine qui, de manière plus poussée encore, permet de déterminer le niveau de rancissement d’une huile.
Le packaging du produitQualité du packaging : le choix du contenant d’une huile végétale n’est pas anodin aux vues des critères précédemment cités. Il se doit de respecter au maximum la qualité intrinsèque de l’huile et donc d’être le plus neutre possible. De plus, il doit être hermétique à l’oxygène et préserver au maximum l’huile de la lumière et de la chaleur. Un packaging en verre ambré avec bouchon scellé est le packaging idéal.
Mentions de l’étiquette : en plus des mentions et certifications précédemment décrites et du nom d’usage de l’huile, il est important de vérifier la dénomination botanique et la partie de plante utilisée pour obtenir l’huile. Un numéro de lot, une origine géographique et les coordonnées du fabricant sont un gage de traçabilité.
.
Vérifier la qualité d'une huile végétale
Les huiles végétales sont le plus souvent obtenues de manière mécanique, à la suite d’un pressage des graines ou fruits oléagineux. La méthode dite de « première pression à froid » est une technique ancestrale et traditionnelle, la plus naturelle possible, qui respecte la qualité de la matière première. Les graines et fruits sont triés avant d’être soumis à un pressage mécanique à froid, c’est-à-dire sans chauffage, à température ambiante. Plusieurs types de presses existent ; la presse à vis qui pousse la graine ou le fruit dans un cylindre, est la plus souvent utilisée. L’huile sort par les ouvertures et les résidus de pressage (appelés tourteaux) restent dans le cylindre. L’huile obtenue est vierge, elle ne subit aucun traitement chimique, ni aucun raffinage, elle est seulement filtrée de potentiels résidus organiques. À savoir que la pression à froid peut s’avérer inadaptée pour certaines graines ne contenant pas assez d’huile. Un long pressage inefficace augmenterait la température de l’huile lors de frottements mécaniques et dégraderait la qualité intrinsèque de l’huile. C’est pourquoi, il existe d’autres méthodes d’extraction des huiles végétales. Autre méthode d’extraction parfois rencontrée : l’extraction supercritique de l’huile au CO2. Supercritique est l’état dans lequel se trouve le CO2 : au-delà d’un certain seuil de température et de pression, il se retrouve dans un état intermédiaire, entre liquide et gazeux, faisant de lui un solvant de choix. C’est une méthode présentée comme très naturelle, car dans cet état le CO2 est neutre et respecte la composition en ingrédients actifs de l’huile.
Lorsque
que l’on parle d’huile végétale (HV), on englobe généralement,
par abus de langage, tous les corps gras d’origine végétale à
savoir les macérats huileux (MH) et les beurres végétaux.
Les beurres
végétaux ont
une texture et un aspect solide à température ambiante à la
différence des huiles, notamment à cause de leur teneur plus élevée
en acides gras saturés. Parmi les beurres végétaux les plus
connus, on retrouve notamment le beurre de Karité ou encore le
beurre de Cacao.
Toutes
les plantes n’étant pas des oléagineuses, elles ne peuvent donc
pas fournir d’huile végétale. Pour contourner cet obstacle et
profiter tout de même naturellement de leurs bienfaits, les
producteurs ont trouvé une alternative :
les macérats
huileux.
La partie de la plante d’intérêt est plongée dans une huile
neutre, liquide à température ambiante, souvent l’huile de
Tournesol ou d’Olive. Ce complexe d’huile neutre et de plantes
est soumis à la lumière pour favoriser le transfert des principes
actifs de la plante vers l’huile neutre. Une fois la macération
terminée, l’huile neutre ne l’est plus, et regorge des bienfaits
de la plante. Le macérât huileux obtenu est donc une huile bio
chargée des principes actifs de plantes non oléagineuses. Les
fleurs sont généralement utilisées, c’est le cas du macérat
huileux d’Arnica, mais il est aussi possible de faire macérer des
racines, par exemple la Carotte. Les plantes sont le plus souvent
séchées avant macération afin d’éviter un développement
microbien lors de la macération dans l’huile. Pour
en savoir plus :
comment
préparer un macérat huileux ?
Précautions
d'utilisation des huiles végétales
Si
les huiles essentielles sont des produits puissants à manipuler avec
précaution, les huiles végétales, elles, sont beaucoup plus
douces, et donc beaucoup plus simples d'utilisation. Elles sont
généralement très bien tolérées de tous. Il convient tout de
même de respecter certaines précautions d’utilisation et d’être
conscient des risques associés.
Les
principaux risques des huiles végétales :
Allergie :
bien que dépendant de l’utilisateur, certaines huiles végétales
peuvent causer des allergies après application. Il est recommandé
de faire un test allergique sur une petite zone avant d’appliquer
l’huile végétale sur une zone plus étendue.
Comédogénicité :
certaines huiles sont dites comédogènes, c’est-à-dire qu’elles
peuvent favoriser l’apparition d’imperfections comme les boutons
ou les points noirs. Chaque huile végétale possède un indice de
comédogénicité, 0 étant « non comédogène » et 5
étant « très comédogène ». Il est conseillé de
vérifier cet indice, particulièrement pour les personnes ayant des
problèmes de peau.
Phototoxicité :
cela concerne le Millepertuis, il est déconseillé de s’exposer
au soleil dans les 8 à 12h suivant son application.
En
cas de traitements anti-coagulants : certaines huiles végétales
sont fluidifiantes, elles sont à éviter en cas de traitements
anti-coagulants. C'est le cas de l'Arnica, du Millepertuis, ou de la
Calophylle Inophyle notamment.
Les
voies d’utilisations des huiles végétales :
Toutes
les huiles végétales s’utilisent par voie
cutanée,
toutefois, pour certaines plus puissantes ou odorantes, une dilution
est parfois de rigueur :
Neem, Nigelle, Moutarde, Bourrache par
exemple.
Par voie
orale,
une grande partie des huiles végétales peuvent être utilisées
pour leurs bienfaits nutritifs mais pas que. C’est aussi par cette
voie d’utilisation que les propriétés thérapeutiques des huiles
végétales peuvent être intéressantes. Attention toutefois,
certaines huiles sont contre-indiquées par voie orale du fait de
leur composition en substance potentiellement toxiques :
Moutarde et Brocoli pour leur teneur en acide érucique par exemple.
Les principaux risques des huiles végétales :
Allergie : bien que dépendant de l’utilisateur, certaines huiles végétales peuvent causer des allergies après application. Il est recommandé de faire un test allergique sur une petite zone avant d’appliquer l’huile végétale sur une zone plus étendue.
Comédogénicité : certaines huiles sont dites comédogènes, c’est-à-dire qu’elles peuvent favoriser l’apparition d’imperfections comme les boutons ou les points noirs. 0 étant « non comédogène » et 5 étant « très comédogène ». Vérifier cet indice, pour les personnes ayant des problèmes de peau
Phototoxicité : cela concerne le Millepertuis, il est déconseillé de s’exposer au soleil dans les 8 à 12h suivant son application.
En cas de traitements anti-coagulants : certaines huiles végétales sont fluidifiantes, elles sont à éviter en cas de traitements anti-coagulants. C'est le cas de l'Arnica, du Millepertuis, ou de la Calophylle Inophyle
Les voies d’utilisations des huiles végétales :
Toutes les huiles végétales s’utilisent par voie cutanée, toutefois, pour certaines plus puissantes ou odorantes, une dilution est parfois de rigueur : Neem, Nigelle, Moutarde, Bourrache par exemple.
Par voie
orale,
une grande partie des huiles végétales peuvent être utilisées
pour leurs bienfaits nutritifs. Attention toutefois,
certaines huiles sont contre-indiquées du fait de
leur composition en substance
toxiques :
Moutarde et Brocoli pour leur teneur en acide érucique par exemple.
Les
risques potentiels de certaines huiles végétales
Photosensibilisation
Lors
d’un usage par voie cutanée, certaines molécules aromatiques sont
à l’origine de réactions et de rougeurs au niveau de la peau si
elles sont utilisées avant une exposition au soleil, c’est ce
qu’on appelle la photosensibilisation.
Il est donc préférable
de ne
pas s’exposer au soleil dans les 12 h suivant l’application d’une
huile végétale dite photosensibilisante.
Exemple
d'huile végétale photosensibilisante :
MillepertuisHépatotoxicité
Une
huile végétale hépatotoxique peut provoquer des effets
indésirables en cas d’utilisation prolongée par voie orale.
Ces
huiles ne
doivent donc pas être utilisées en cas de pathologie hépatique :
cirrhose, hépatite, insuffisance hépatique ou intolérance au
paracétamol. Elles doivent être utilisées à faible dose et sur
une courte durée.
Exemple
d'huile végétale hépatotoxique :
BourracheComédogénicité
Certaines
huiles sont dites comédogènes, c’est-à-dire
qu’elles peuvent favoriser l’apparition d’imperfections comme
les boutons ou les points noirs. Il est donc important de bien
vérifier l’indice de comédogénicité et d’utiliser
une huile adaptée à votre type de peau.
Exemples
d’huiles végétales comédogènes :
Coco, Rose
Musquée, Carotte, Germe
de Blé, Moutarde, Monoï, Lin, Chia et Beurre
de CacaoAllergies
Les
huiles végétales contiennent plus ou moins d’allergènes. Une
huile végétale allergisante doit être utilisée avec précaution
et sur une courte durée.
Il est préférable de réaliser
un test allergique dans le creux du coude avant utilisation sur
une zone plus étendue.
Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine
d’une allergie par voie cutanée ou voie orale selon
l’allergène : les fruits à coques, le gluten, la famille
botanique, les substances contenues dans les huiles. Voici
un récapitulatif des huiles végétales pouvant être
allergisantes :Les
huiles végétales à
diluer : Karanja, Moutarde et BourracheLes
huiles végétales issues de fruits
à coques : Amande
Douce, Macadamia, Noisette et Sésame
Les
huiles végétales contenant du
gluten
:
Germe
de BléLes
huiles végétales de la famille
des Astéracées : Calendula, Carthame et PâqueretteLes
huiles végétales contenant de l’aspirine ou dérivés
de salicylés : Reine
des Prés Interactions
et contre-indications
Si
vous prenez des médicaments ... Si
vous prenez des médicaments, veillez à ce que l’utilisation
combinée avec des huiles végétales ne soit pas nocive pour votre
santé.
Dans tous les cas, faites
appel à votre médecin ou pharmacien pour des informations
supplémentaires.
Les
huiles végétales déconseillées en cas :
Hypotension
: Lin
Traitement
anti-diabétique
: Neem
Traitement
anticoagulant et
antiplaquettaires
: Arnica, Cameline, Carthame, Lin, Millepertuis, Calophylle
Inophyle et Périlla
Traitements
hormonaux
: Lin et Millepertuis
Pathologies
auto-immunes
: Neem
Epilepsie
: Onagre
Pathologies
hormono-dépendantes : Onagre
Les
utilisateurs
Certaines
huiles végétales sont déconseillées pour les utilisateurs plus
sensibles, notamment les femmes enceintes, allaitantes et les
enfants. Il faut donc se renseigner précisément avant utilisation
et ne pas hésiter à demander un avis médical.
Les
huiles végétales déconseillées aux :
Femmes
enceintes et allaitantes : Brocoli, Carthame et Neem
Enfants
de – 6 ans : Brocoli, Carthame et Moutarde
Bébés
de – 3 ans : Lin (voie
orale), Moutarde, Brocoli, Carthame et Neem
Conservation
des huiles végétales
La
conservation des huiles végétales est une étape importante à
considérer pour une utilisation sécuritaire. Les huiles sont plus
ou moins sensibles à l’oxydation ou la chaleur. Il est donc
important de les conserver à l’abri de la chaleur et de la
lumière, mais également dans un endroit frais et sec. Il est
essentiel de soigner la conservation de vos huiles végétales afin
d’éviter que ces dernières se dégradent au risque de se
retrouver avec une huile rance et comédogène.
Comment reconnaître
une huile végétale de qualité ?
LES MENTIONS ET
CERTIFICATIONS
Tout
comme les huiles essentielles, il existe de nombreuses qualités
d'huiles végétales.
Afin de garantir la qualité de votre huile
végétale, il suffit de faire attention à ces quelques points :
La
mention huile vierge :
cette mention signifie que l’huile n'a subi aucun traitement avant
ou après pressage, c'est une huile pure qui a simplement été
filtrée pour enlever les éventuelles impuretés.
La
mention première pression à froid :
la première pression à froid est une méthode d’extraction
simple et mécanique où les fruits et graines oléagineux sont
pressés pour en extraire directement l’huile. Il est
possible de réaliser des pressions en chauffant la matière
première et en pressant à plusieurs reprises pour obtenir plus
d'huile, mais la qualité sera moindre.
Les
certifications BIO : ces
certifications permettent de garantir que la plante à
l'origine de l'huile a été produite selon les principes de
l'Agriculture Biologique, et qu'il n'y a aucun produit
phytosanitaires dedans. Selon le mode d'utilisation de l'huile
végétale, alimentaire ou cosmétique, on retrouvera deux types de
certifications : AB et Cosmos.
LE CONTRÔLE QUALITÉ
Ces
différentes mentions permettent d’assurer que l’huile à été
produite dans les meilleures conditions possibles, néanmoins comme
les huiles essentielles, les huiles végétales sont des produits
naturels et leur qualité finale dépend dans un premier temps des
matières premières sélectionnées.
En effet, si
la matière première est de mauvaise qualité, le produit fini le
sera également, quelle que soit les compétences du transformateur.
Et pour s'assurer qu'une huile contient bien toutes les molécules
que l'on recherche, une seule solution :
l'analyse
chromatographique !
Elle seule permet de savoir avec précision quelles molécules sont
présentes dans l'huile et en quelle proportion.
C’est
pourquoi la composition des huiles est minutieusement analysée afin
de garantir la meilleure qualité possible. Petite subtilité pour
les macérats
huileux,
il est important de vérifier à la fois l’origine
biologique de l’huile de support,
souvent l’huile de tournesol, ainsi que l’origine
de la plante utilisée
dans la macération.
BON À SAVOIR
Il est
possible de voir sur l’étiquette de certaines huiles végétales
du tocophérol mentionné dans la liste des ingrédients. C’est en
réalité l’autre nom de la vitamine E, qui est antioxydant. Elle
est souvent rajoutée dans les huiles végétales ou macérats
huileux les plus sensibles à l’oxydation, pour augmenter leur
stabilité et ainsi les conserver plus longtemps.
Que doit contenir
l'étiquette d'une huile végétale ?
Sur
l'étiquette d'une huile végétale de qualité, vous devez retrouver
:
La dénomination botanique en français et en latin permet
d’apporter plus de renseignements sur le type de plante utilisée
pour produire l’huile végétale.
La
méthode
d'obtention avec
les mentions huile vierge de première pression à froid
Les certifications avec
le logo COSMOS ORGANIC certifié par Ecocert ou les logos
AB et Eurofeuille certifiés par Ecocert FR-BIO-01.
La
liste des ingrédients avec
idéalement, la composition chimique et la partie de la plante
utilisée.
Le N°
du lot, l'origine
géographique
les coordonnées du
fabricant sont un gage de traçabilité
Comment conserver
les huiles végétales ?
Si
les huiles essentielles sont plutôt des produits stables qui peuvent
se conserver plusieurs années à température ambiante, les huiles
végétales sont quant à elles moins stables et vont vieillir plus
vite notamment à cause de leur composition en acides gras.
L'OXYDATION DES
HUILES VÉGÉTALES
On
définit souvent les huiles végétales par leur potentiel oxydatif,
il s’agit d’une dégradation
des acides gras qui
composent l’huile et qui vont donc altérer
la qualité de l’huile.
Cette oxydation peut être engendrée par différents facteurs :
L’oxygène
de l’air :
une huile en contact avec l’air peut à long terme altérer la
structure moléculaire des acides gras et ainsi modifier la
structure de l’huile. Ce phénomène d’altération de l’huile,
s’explique par la fixation des atomes d’oxygène sur les
fonctions acide carboxylique de l’acide gras.
La
lumière :
les rayons UV sont des facteurs de dégradations des liens entre les
atomes formant les acides gras. Ainsi, une exposition trop fréquente
à la lumière peut entrainer la formation de radicaux libres et des
mutations altérant la qualité de l’huile.
Les
interactions avec le contenant :
les emballages en métal, comme le fer ou le cuivre, peuvent réagir
avec le contenu et relarguer des molécules qui vont dégrader
l’huile.
La
chaleur :
il est connu que la chaleur agit comme un catalyseur dans ces
réactions, c’est-à-dire qu’elle va favoriser la dénaturation
des acides gras et donc entrainer l’oxydation de l’huile. Même
si certaines huiles sont moins sensibles à la chaleur que d’autres,
il est important de les conserver dans un endroit frais.
Ces
facteurs peuvent donc favoriser l’oxydation des huiles et par
conséquent entrainer des réactions
allergiques,
des boutons (car
une huile oxydée devient très comédogène) et une odeur
de rance lors
de l’utilisation. Il est donc important de conserver vos huiles à
l’abri de la chaleur et de la lumière, mais également dans un
endroit frais et sec afin d’éviter toutes contaminations de
micro-organismes et dans un contenant adapté ! Une huile vierge
extraite par première pression à froid est plus riche et aura donc
tendance à se dégrader plus rapidement que des huiles minérales.
C’est pourquoi il est essentiel de soigner la conservation de vos
huiles végétales.
Voici
quelques exemples d'huiles végétales classées selon leur stabilité
à l'oxydation :
Excellente
: l'huile
de Coco,
l'huile de Jojoba ou
encore l'huile de Sésame.
Bonne
: l'huile
de Noyaux
d'Abricot,
l'huile d'Argan ou
l'huile d'Amande
Douce.
Sensible
à très sensible : le
macérat huileux d'Arnica,
l'huile de Bourrache ou
l'huile de Germe
de Blé.
LES BONS GESTES
Pour
mettre toutes les chances de votre côté et utiliser vos huiles le
plus longtemps possible, prenez soin de les conserver
toujours à l'abri de la lumière, dans un flacon fermé. Essuyer
bien le goulot du flacon après chaque utilisation pour éviter
contamination et oxydation. Et préférez des contenant de taille
adaptée : plus l'huile est en contact avec l'air et plus elle
s'oxydera vite.